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Marie DUBAS, ses plus grands succès

20,50

Préface

            En feuilletant cet album, on sera surpris, sans doute, par la diversité, le contraste, l'étendue en un mot, du répertoi­re de Marie Dubas qui va quasiment de la mélodie de concert : "La mauvaise Prière", à la scie populaire."Qui a scié l'acacia" ou encore, de "Pedro" au "Doux Caboulot" de Carco, pour citer deux grands succès populaires. On le sera aussi par la modernité, attestée par les reprises faites avec un impact certain par des artistes, (souvent par ailleurs interprètes des chansons d'Yvette Guilbert), telles Pamina ou Catherine Delourtet pour n'en citer que deux parmi d'autres artistes très douées également...

            En 1927, avec son passage en tête d'affiche à l'Olympia, (dirigé par Paul Franck) commence pour Marie Dubas une carriè­re de trente années de chansons et de succès qui vont la consacrer comme une des toutes grandes interprètes de la chanson française. Héritière en quelque sorte d'Yvette Guilbert et modèle et exemple absolu pour la jeune Edith Piaf. Cela, mal­gré la brisure de la guerre 39-45 (d'origine juive elle est bannie des scènes parisiennes durant toute cette sombre période, et ses enregistrements mêmes sont interdits).

            En exil, elle ne cesse de chanter, en Amérique, au Portugal, en Afrique du Nord, en Suisse enfin, d'où elle revient en 1945 pour reprendre une activité très intense (18 passages à Paris entre 1945 et 1958). Elle retrouve l'Olympia en 1955, que Bruno Coquatrix vient de rendre à la chanson, dans un programme mémorable en compagnie de Damia.   

Sa santé seule la contraint à mettre un terme en 1958 à une carrière de 50 ans de scène. En effet, elle avait commencé à paraître dès l'âge de 14 ans au théâtre (comédies, drames, opérettes, revues, auprès des " Grands " (Mistinguett, Chevalier) et cette formation l'avait conduite à l'explosion dans la chanson. Chemin inverse de beaucoup de grands "cracks" Raimu, Jean Gabin, Fernandel, Yvonne Printemps, qui sont allés eux, du music hall vers le théâtre.   

C'est sans doute cette longue formation théâtrale, qui a permis à Marie Dubas d'établir un tour de chant, ou de chansons, jouant sur toute la gamme des sentiments, du comique au tragique, qu'elle mêlait sans cesse, faisant rire parfois dans le premier couplet et pleurer au dernier.  Cela correspondait d'abord aussi à sa nature d'artiste dramatique qui avait fait sienne la devise du Figaro de Beaumarchais     "se presser de rire de tout pour ne pas en pleurer" construites essentiellement sur un ressort d'ironie tendre, parfois amère.............

                                                                                                          François Bellair  fils de Marie Dubas